Chantier nature participatif « IM BERG »

15 octobre @ 14h00 – 17h00

Venez participer à la gestion du site « RNR de l’Im Berg » à Tagolsheim !

Ce chantier nature participatif se déroulera sur 1/2 journée et débutera à 14h devant la Mairie où le technicien du CEN Alsace et/ou le conservateur bénévole du site vous accueilleront puis vous amèneront sur le site. Une fois le milieu et ses enjeux présentés, le technicien et/ou le conservateur bénévole vous guideront dans la réalisation des différentes tâches en vous distribuant les outils adaptés.

Plus de détail :

https://www.tagolsheim.fr/index.php/event/chantier-nature-participatif-rnr-de-lim-berg/

Journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives – 25 septembre 2022

« Message de la Secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.

Chaque 25 septembre depuis vingt ans, la France honore les Harkis et se souvient.

Cette journée d’hommage nationale dédiée « aux Harkis et aux autres membres de formations supplétives des armées françaises » – parce qu’elle a été instaurée après tant d’années de silence de l’Etat français sur le sort qui fut réservé à ces combattants et à leurs proches – a une immense valeur.

Le 25 septembre 2001, le président Jacques Chirac reconnaissait pour la première fois, au nom de la République, que la France n’avait pas su empêcher les massacres commis en 1962 en Algérie à l’encontre des Harkis et de leurs familles. Que la France n’avait pas su sauver ses enfants.

A cette occasion, la France reconnaissait aussi les situations de précarité et d’extrême détresse dans lesquelles ont été contraintes de vivre, sur son sol, beaucoup des familles de Harkis qui avaient quitté l’Algérie.

Oui, cette journée d’hommage solennel est un rendez-vous avec l’Histoire, un rendez-vous avec la République une et indivisible.

Pourtant, aujourd’hui, se souvenir et honorer ne suffisent plus.

Soixante ans après la fin du conflit en Algérie et vingt ans après la reconnaissance officielle de la tragédie vécue par les Harkis, cette période de notre histoire reste une plaie ouverte dans notre mémoire collective.

L’année dernière, le président de la République est allé plus loin, jusque-là où notre pays devait parvenir pour enfin commencer à écrire notre Histoire commune et parcourir le chemin qui doit nous mener à l’apaisement, collectivement. 

Après 60 ans de silence et de déni, il fallait reconnaître que la France avait une dette à l’égard des Harkis et qu’elle leur devait réparation de ce qu’ils avaient subi par son fait.

La loi du 23 février 2022 qui porte reconnaissance de la Nation envers les Harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie qui a été adoptée cette année par l’Assemblée nationale est l’aboutissement de cette démarche.

Dans le prolongement de ce travail législatif, le Gouvernement continue d’œuvrer pour la reconnaissance des Harkis.

D’abord parce qu’ils sont des anciens combattants. Ces mots sont une évidence lorsqu’ils sont prononcés ce matin. Vous savez pourtant qu’il n’en fut pas ainsi pendant longtemps.

Ce sont des soldats français qui ont été abandonnés il y a soixante ans. Leurs grands-pères avaient servi la France sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, leurs pères s’étaient battus à Monte Casino, avaient libéré la Corse ou débarqué en Provence. Les Harkis, eux, ont servi la France entre 1954 et 1962, versé leur sang et parfois sacrifié leur vie pour notre pays, dans cette guerre d’Algérie qui ne voulait pas dire son nom.

Aujourd’hui, il est indispensable de renouer le lien de confiance qui doit exister entre la France et chacun des siens. Ce travail est difficile. L’ampleur de notre tâche est à la mesure de la violation, à l’époque, du serment que la République doit protection à tous ses enfants. A la mesure de l’oubli de la fidélité due à ceux qui choisissent de la défendre les armes à la main.

Mais le rapprochement nécessaire de ces mémoires différentes, celle des Harkis et celle de bon nombre de nos concitoyens, exige aussi un examen sans concession du passé. Ces mémoires – qui apparaissent aujourd’hui parfois irréconciliables – ne se rejoindront pas sans un travail de transmission objective de l’histoire par tous les protagonistes de la tragédie des Harkis et par tous les membres de notre communauté nationale.

La volonté commune pour la première fois affichée et assumée de la France et de l’Algérie d’ouvrir leurs archives et de faire travailler de concert des historiens des deux rives de la Méditerranée participe aussi à cette démarche.

L’apaisement des mémoires blessées du drame des Harkis, des Moghaznis et des autres supplétifs de l’armée française en Algérie nécessite la participation de chacun. Les efforts des protagonistes de cette histoire douloureuse doivent tendre vers la réconciliation des mémoires, sans les confondre et surtout sans les opposer, pour que chacun retrouve la juste place qui lui revient dans la République.

La République est redevable aux Harkis pour les événements du passé.

Pour l’avenir, nous sommes tous responsables et devons tout faire pour que soient épargnées aux jeunes générations les souffrances qui ont déjà été endurées.

Vive la République !

Vive la France ! »

Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France – 16 Juillet 2022

« Message de la Secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.

Il y a 80 ans aujourd’hui, le 16 juillet 1942, la France s’enfonçait dans la nuit.

Sous les ordres du gouvernement de Vichy et sur demande de l’occupant nazi, des fonctionnaires de la police française lançaient la plus grande rafle de l’histoire de l’Occupation. En deux jours, 13 000 personnes répertoriées comme juives par les autorités administratives furent arrêtées, sorties de force de leur domicile, menées dans des lieux de rétention pour être parquées et triées. Dans l’enceinte du Vélodrome d’Hiver, autrefois réservé à la convivialité des compétitions sportives, 8 000 femmes, hommes et enfants furent entassés, cinq jours durant, sans eau ni nourriture, dans des conditions d’absolue inhumanité. Après leur passage par les camps de transit de Drancy, de Beaune-la-Rolande, de Pithiviers, ils furent conduits à Auschwitz. Aucun des 4 115 enfants ne revint.

En ce jour anniversaire, qui est notre Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France, nous nous inclinons devant leur mémoire. À travers eux, nous nous recueillons en souvenir des 76 000 vies volées par la barbarie nazie et la complicité des autorités françaises

Et, parce qu’au cœur des pires ténèbres que traversa jamais notre République une flamme de fraternité et d’humanité persista malgré tout, nous rendons aussi hommage, aujourd’hui, aux Justes de France. Grâce à ces milliers de Françaises et des Français, illustres ou anonymes, de toutes conditions et de toutes origines, qui prirent les plus grands risques pour sauver la vie de celles et ceux qui étaient pourchassés, les trois quarts des Juifs de France purent survivre à la Shoah. Leur geste nous oblige, il les distingue aussi.

Il nous rappelle que « sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d’Occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s’éteindre ». Ces mots de gratitude, offerts aux Justes de France par le Président Jacques Chirac et Simone Veil, furent inscrits solennellement sur les murs du Panthéon en 2007. Ils expriment combien l’exemple des Justes incarne l’exigence de solidarité et de fraternité, qui fait l’esprit de la République française. Devant cet exemple, nous exprimons notre reconnaissance et notre respect. Comme le général de Gaulle qui sauvait à Londres l’honneur de la France, soutenu dans l’Hexagone par une armée de Résistants agissant dans la nuit de l’Occupation qu’assombrissait encore la collaboration de Pétain et de Laval dans la noirceur de cette guerre, les Justes ont été le visage de la France.

À nous, Françaises et Français d’aujourd’hui, d’être dignes de leur héritage, et de leur courage en regardant en face toute notre histoire : ses lumières comme ses ombres. 80 ans après la rafle du Vel d’Hiv, alors que nous quittent peu à peu les ultimes témoins de cette tragédie nationale, nous opposons fermement à l’oubli et à l’indifférence un engagement solennel de vérité et de mémoire. La grandeur de la République, c’est sa lucidité devant son histoire, sa fierté devant l’héroïsme de celles et ceux qui ont sauvé la vie de leurs compatriotes et l’honneur de leur patrie, défendant envers et contre tout les valeurs qui font notre devise et qu’en ce 17 juillet il nous appartient de clamer partout en France : Liberté, Égalité, Fraternité.

Vive la République !

Vive la France ! »

Journée nationale commémorative de l’Appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi – 18 Juin 2022

« Message de Monsieur Sébastien LECORNU, ministre des Armées.

Après que la France a perdu une bataille, alors que l’ennemi avait submergé son armée et que son gouvernement se résignait honteusement à la défaite : Un homme alluma une flamme.

Cette flamme était celle de la Résistance, elle ne devait plus jamais s’éteindre.

Cet homme était le Général de Gaulle, il ne devait plus jamais cesser le combat pour la France.

Refusant la défaite, il poursuivit la guerre depuis Londres jusqu’à la Victoire. Dans la capitale britannique, où, avec lui la République trouva refuge, ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui bientôt le rejoignirent et ravivèrent à ses côtés la flamme naissante de la Résistance française.

Ce ne fut d’abord qu’une lueur, que les ondes de la radio anglaise de la BBC firent bientôt embraser tout ce que la France comptait de combattants. Des Français d’Angleterre à ceux d’outre-mer, des maquisards du Vercors aux résistants des faubourgs, c’est une armée des Ombres qui se leva dans les « cris sourds d’un pays qu’on enchaîne » et au rythme régulier d’une voix : Celle du Général de Gaulle.

Cette voix portait un espoir qu’aucune souffrance ni aucune défaite ne put altérer, donnant aux saboteurs, le courage de passer à l’acte ; Aux prisonniers qui subissaient la torture, le cran de ne rien dire ; Et aux soldats de la France Libre, la fougue de la revanche. Au nom de cet espoir, ils furent des milliers à consentir au sacrifice suprême.

Et même quand la balle de l’ennemi transperçait leur cœur ; Quand la faim de l’internement essoufflait leurs forces ; Quand les trains de la déportation les emportaient vers une mort certaine ; Et quand les tortures d’un ennemi sans morale venaient à bout de leur vie ; Jamais cet espoir ne s’est éteint.

Sans l’espoir de ces résistants, c’est la France et son esprit qui se seraient perdus.

Sans la voix de Charles de Gaulle, c’est la République qui se serait tue.

Pour eux donc, et grâce à lui :

Vive la République !

Vive la France ! »

Journée nationale du 8 mai 2022 – Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945

« Message de Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants.

La guerre a eu lieu. Si tragique et terrifiante. Rien ne fut plus comme avant. Rassemblés et fraternels, nous ne l’oublions pas.

La guerre a lieu. Si proche et dramatique. Le visage de l’Europe en est changé. Rassemblés et fraternels, nous le savons.

En ce 8 mai 2022, dans chaque ville et village de France, sur nos places, squares et jardins municipaux, devant nos monuments aux morts et mémoriaux, nous commémorons le 77ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe avec une singularité
toute particulière, en écoutant les douloureux échos du temps.

Le 8 mai 1945, notre continent voyait s’achever cinq années de tempêtes, de douleur et de terreur. Ivresse de la victoire mais détresse face à l’immense sacrifice consenti. Dans cette joie bouleversée, les embrassades n’ont fait oublier qu’un temps les villes ruinées, les campagnes exsangues, les proches disparus, les restrictions. L’humanité a payé le plus lourd tribut de son histoire. Elle a vu la barbarie nazie franchir le seuil de l’inhumanité et de l’indicible. Elle a découvert, stupéfaite et horrifiée, qu’elle pouvait s’anéantir elle-
même.

Chaque année, avec fidélité, avec reconnaissance, la Nation porte son regard et son affection en direction de celles et ceux qui sont morts pour elles, vers celles et ceux qui ont combattu avec abnégation et qui ont contribué à abattre le fléau nazi.

Nous nous souvenons du combat acharné des armées françaises et des armées alliées sur tous les fronts, des Français Libres qui n’ont jamais cessé la lutte, du courage des résistants de l’intérieur, de chaque Française et Français qui a refusé l’abaissement, de cette armée des lumières dans l’obscurité.

Dans les pas du Général DE GAULLE, ils ont permis à la France de rester la France.

Pour notre pays, ce combat prit de nombreux visages et la victoire mille chemins. Elle exigea tant de courage, de larmes, de deuils et de sacrifices. Il y a 80 ans, en 1942, la phalange héroïque des Français de Bir-Hakeim tint tête aux divisons italiennes et allemandes. Dans un océan de sable, ils ont résisté à tous les assauts. Ils incarnent aujourd’hui encore l’orgueil de notre pays et font vibrer le cœur des peuples libres. Nous nous souvenons aussi du raid mené sur le port de Dieppe, du sacrifice des soldats canadiens, britanniques et américains qui ont ouvert la voie de la libération de la France. Nous entendons encore les cris et les pleurs des raflés du terrible mois de juillet 1942, ceux des victimes, femmes, hommes et enfants, de l’ignominie et de la folie criminelle.

Nous, qui savons la fragilité de la paix, le passé nous instruit, les morts nous instruisent. La mémoire est un héritage autant qu’elle est une leçon.

D’abord, l’unité de la France qui n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est rassemblée et solidaire, que lorsqu’elle se soustrait à la fureur des dissensions et des divisions, que lorsqu’elle regroupe le meilleur d’elle-même pour construire les ambitions du Conseil National de la Résistance.

Ensuite, le chemin de l’Europe qui fut le seul pour la réconciliation des nations européennes, qui a été façonné par les rêves de plusieurs générations successives, qui demeure celui de l’espérance dans le progrès collectif, celui du refus du nationalisme, celui d’une fraternité vivace.

Enfin, ce chemin de l’unité et de l’Europe n’est rien sans l’attachement viscéral de la France à la dignité de l’Homme et à ses droits fondamentaux. Ce combat nous le poursuivons ensemble. Inlassablement.

En Français. En Européens. En femmes et hommes libres. »

Action contre la pyrale – 21 avril 2022

Suite à l’action de ce mardi, une deuxième action est prévue jeudi 21 à partir de 18h, au cimetière. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Merci aux personnes qui seront présentes de se munir de gants en latex et d’un récipient pour y mettre les chenilles.

C’est la chenille de la pyrale qui pose problème, le papillon lui ne fait que butiner. En effet, tout au long de son stade larvaire, la chenille est monophage, se nourrissant exclusivement de buis.

Un corps vert clair marqué de rayures longitudinales blanches, vert sombre (presque noir) et jaunes, des verrues noires et quelques longs poils blancs, une tête noire, 6 pattes thoraciques et 10 abdominales, la chenille de la pyrale présente le même aspect durant tous ses stades larvaires. Sa taille par contre évolue beaucoup, passant de 3 mm au premier stade à 35 voire 40 mm au dernier.
Au premier stade, elle est indétectable, restant sur l’envers de la feuille dont elle ronge la cuticule. C’est au 2ème stade qu’elle se déplace, commençant à tisser ses fils de soie. Elle est de plus en plus vorace, pouvant en stade 4 dévorer aussi bien l’écorce que le feuillage.

La nymphe a un aspect assez proche de celui de la chenille. Elle est de teinte vert clair, avec des bandes sombres alternant avec des bandes claires sur le dos, plus brune à la fin de sa nymphose. Elle fait 21 mm de long. On trouve les chrysalides dans un cocon lâche constitué de quelques fins rameaux rassemblés par des fils de soie. Elles sont parfois installées tête à l’envers, pendant au revers des feuilles. Il leur arrive de ne pas rester dans les buis pour réaliser leur nymphose.

Osterputz

Samedi 9 avril 2022, venez participer dans la convivialité au ramassage des déchets aux abords de notre village.

Rendez-vous à 13h30 devant l’atelier communal (rue de la Taillanderie).

Merci d’amener avec vous un gilet fluo, des gants épais et des chaussures adaptées.

19 mars 2022 – Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

« Message de Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants.

Il y a 60 ans, après un long processus et de difficiles négociations, dans un contexte d’exacerbation des violences, des accords étaient signés entre les représentants du Gouvernement de la République française et ceux du Gouvernement provisoire de la République algérienne.

Signés le 18 mars 1962, les accords d’Evian prévoyaient un cessez-le-feu applicable dès le 19 mars à midi sur tout le territoire algérien. La paix n’était pas encore là mais un horizon se dégageait pour la sortie de guerre.

Avec tous les bouleversements que cela impliquait. Avec tous les drames intimes et collectifs qui ont surgi. Avec les violences et le cycle des représailles qui ne se sont pas éteints après le 19 mars.

Pour beaucoup, sur les deux rives de la Méditerranée, il y eut un avant et un après. Il y eut une multitude de sentiments, une avalanche de ressentiments, une pluralité de réactions et de douleurs, le voisinage du soulagement et de la détresse. Cette diversité et ces blessures sont la source de la mémoire plurielle et fragmentée de la Guerre d’Algérie.

Pour des milliers de soldats, des appelés et rappelés du contingent, des militaires de carrière, des forces de l’ordre de métropole et d’Afrique du Nord, c’était la possibilité d’un retour prochain dans leur foyer, c’était aussi pour certains l’amertume de la situation militaire.

Près de 30 000 d’entre eux avaient été tués, près de 70 000 blessés. Parmi ceux qui en sont revenus, aucun n’a oublié ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu, ce qu’il a entendu. Près de deux millions d’appelés et de rappelés ont servi en Afrique du Nord, pendant 18, 28 ou 30 mois. Etudiants, jeunes cadres, ouvriers, agriculteurs, artisans, employés, c’est toute une génération, toute une société, qui a été marquée par cette guerre et qui le reste aujourd’hui. Notre France en est l’héritière.

Pour les harkis, pour les soldats membres des formations supplétives, cette date marque le début d’une tragédie. Pour beaucoup, ce fut l’heure de la violence et des représailles. Pour d’autres, ce fut l’exil, l’abandon d’une terre aimée puis l’indifférence voire le mépris sur une terre qui les a mal accueillis. Par la parole du Chef de l’Etat et par la loi, la République a reconnu la singularité du sort des harkis et a ouvert le temps du pardon.

Il n’est pas un pied-noir, pas un rapatrié d’Algérie qui n’ait oublié la terre évanouie de ses parents. Ils ont vécu un douloureux exil, ils ont vu leur monde s’engloutir. Ils ont connu et souffert des violences après le 19 mars. Il y eut le drame de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, dont le caractère impardonnable a été récemment reconnu par le chef de l’Etat. Il y eut les massacres d’Oran, le 5 juillet 1962. En redisant son attachement aux rapatriés et à leurs familles, la République a rappelé avec force les douleurs de l’exil et les conditions d’arrivée en métropole.

Les mémoires de la Guerre d’Algérie sont douloureuses mais elles sont précieuses. Notre mission collective est de porter un regard lucide sur les blessures du passé, de poursuivre le travail d’histoire, de vérité et de réconciliation.

Pour ce 60e anniversaire, le Mémorial national de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie situé à Paris, quai Branly, a été rénové et embelli. Ainsi, ce lieu de mémoire rend hommage aux victimes civiles et militaires, facilite la pédagogie et invite à la transmission.

Pour ce 60e anniversaire, nous prenons collectivement l’engagement de continuer à enseigner la Guerre d’Algérie, de faciliter l’accès aux archives, de mettre en valeur les témoignages, d’expliquer les faits et les événements, de regarder l’histoire en face, de faire dialoguer les mémoires.

Pour le 60e anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie, la France a besoin de se retrouver sereinement en un lieu et en un temps commun, de se rassembler sans polémique autour de tous ceux qui ont été touchés par ce conflit, de faire unité autour du souvenir et de la transmission. Ainsi, le 18 octobre 2022, un hommage national sera organisé. A une date symbolique, celle de l’anniversaire de la promulgation de la loi reconnaissant officiellement le caractère de guerre et de combats aux événements d’Afrique du Nord, un texte qui mettait fin aux non-dits et aux litotes. Aujourd’hui, 19 mars 2022, partout en France, nous nous souvenons et nous rendons hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. »

APPELS A CANDIDATURES – SNU 2022

Afin d’encadrer environ 85 mineurs qui seront accueillis du 13 au 25 février 2022 dans le Haut-Rhin, la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) recherche des femmes et des hommes pour occuper la fonction d’infirmière/infirmier de séjour de cohésion SNU et de tuteur/tutrice de maisonnée et infirmier(e) de séjour de cohésion SNU.

Les deux profils sont détaillés dans les documents ci-dessous. Ne tenez pas compte des délais de réponse indiqués sur ces documents, mais l’affaire est urgente et l’enjeu est important pour notre jeunesse.

L’infirmier(ère) affecté(e) dans un centre pour un séjour de cohésion, doit être titulaire du Diplôme d’État d’infirmier.

Les tuteurs et tutrices de maisonnée :

  • sont âgés de 18 ans au moins;
  • sont titulaires du BAFA ou d’une qualification reconnue équivalente ou d’une expérience et de compétences techniques et pédagogiques adaptées au poste ;
  • ont de l’expérience dans l’encadrement d’un public adolescent (souhaitable).

Merci d’adresser rapidement vos candidatures (CV et lettre de motivation) à

ce.sdjes68.snu@ac-strasbourg.fr

Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie

« Message de Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants

En ce 5 décembre, nous faisons de cette journée nationale le rendez-vous de la fidélité. Fidélité dans l’hommage solennel rendu à toutes les femmes et à tous les hommes, civils ou militaires, qui sont « morts pour la France » de 1954 à 1962. Fidélité dans la reconnaissance pour toutes celles et tous ceux qui ont porté les armes de la France. Fidélité dans le souvenir des victimes des tragédies de la Guerre d’Algérie ou des combats au Maroc et en Tunisie. Fidélité par l’action de l’Etat et la reconnaissance à destination des rapatriés.

Des soldats de métier, des centaines de milliers de jeunes hommes appelés ou rappelés sous les drapeaux, des milliers de membres des forces supplétives ont servi et combattu. Près de 30 000 périrent souvent très loin de leurs attaches et de leurs familles, souvent à l’âge ou l’on construit sa vie. Cette journée leur est consacrée.

Toute une génération a affronté la guerre et ses multiples visages, la violence et son âpreté. Nombreux sont ceux qui en souffrent encore dans leur chair, dans leur corps et dans leur esprit. Nombreux sont ceux pour qui le souvenir de ces mois de service et de guerre est toujours tenace. Les anciens d’Afrique du Nord sont les forces vives du monde combattant et saluent aujourd’hui leurs frères d’armes « morts pour la France ». La Nation les accompagne dans leur hommage et pense aussi aux disparus civils et militaires.

La France sait la douleur des anciens harkis qui ont été contraints de quitter leur terre natale et ont été indignement accueillis en métropole. Nous œuvrons pour la reconnaissance et la réparation.

Collectivement, nous voyons, nous ressentons encore les blessures non-cicatrisées nées de cette épreuve nationale, nées de la complexité et des multiples facettes de la Guerre d’Algérie. Nous n’oublions ni les souffrances des civils, ni les familles qui ont abandonné un pays qu’elles aimaient tant. Autant de drames familiaux, personnels et même intimes, notamment pour les rapatriés d’Algérie.

Ils sont le million de Français d’Algérie d’origine européenne, ce peuple mosaïque fait d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, d’enseignants, de militaires, de fonctionnaires et d’entrepreneurs, souvent de conditions modestes. Ils ont été arrachés à leurs racines après le 19 mars 1962. Certains ont été tués par des balles françaises le 26 mars rue d’Isly, d’autres ont été massacrés à Oran le 5 juillet 1962. Nombre d’entre eux ont été accueillis dans des conditions très précaires, rejetés ou stigmatisés, connaissant parfois le désarroi psychologique ou la misère sociale. Ces vérités doivent être énoncées, simplement, clairement. Sans les polémiques, les préjugés ou les non-dits qui enkystent les consciences et participent à l’affrontement des mémoires.

Ensemble, nous contribuons à transmettre, à expliquer ce passé douloureux, à reconnaitre les fautes qui ont été commises. Nous le faisons en partageant les mémoires individuelles, familiales et associatives, en développant le travail de recueil des témoignages, en incitant les témoignages croisés au sein des établissements scolaires. Ainsi, le 60ème anniversaire de l’année 1962 sera celui du dialogue et de l’apaisement entre les différentes mémoires de la guerre d’Algérie. »